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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 11:58

Je voulais réagir au billet de Yannick Bourquin posté la semaine dernière. Une semaine un peu chargée explique la lenteur de la réaction !

 

Ce sera un billet assez rapide, car je ne veux pas passer trop de temps là-dessus, je souhaiterais juste tempérer l’optimisme béat des commentateurs de ce billet, persuadés que Yannick aurait donné là un coup fatal à pas mal « d’abrutis » (d’hétérodoxes ?).

 

Premièrement, sur les concepts de néolibéralisme / ultralibéralisme, j’aurais tendance à dire peu importe leur définition exacte, ce qui est certain c’est qu’il existe une pensée ultradominante dans les élites économiques et politiques du monde (capitaliste) depuis 30 ans (souvent appelée, du fait de son hégémonie, pensée unique) qui est d’inspiration fortement libérale. Et notamment d’inspiration beaucoup plus libérale que celle qui a existé durant les 3 décennies qui ont suivies la seconde guerre mondiale.

 

Et Yannick tu écris (je me permets le tutoiement, c'est plus percutant!, en espérant que ça ne te/vous dérange pas) « Pour ma part, je suis en désaccord avec l'idée que les marchés doivent tous être dérégulés. Pourtant, je prône l'usage des marchés chaque fois que cela est possible et préférable à une intervention coûteuse de l'Etat. Alors, suis-je néolibéral ou pas ? ». Néolibéral peu importe, ce qui est certain c’est que tu es, tes billets le montre, totalement dans cette « pensée unique* » (ce n’est pas une insulte bien-sûr, même si c’est regrettable !). Tout comme les « têtes » du parti socialiste, le MODEM, l’UMP, etc. le sont. La grande différence entre tous ces partis réside aujourd’hui d’avantage dans le degré de répartition des richesses que dans les politiques économiques à mener, qui font relativement consensus. Or, ce que proposent les économistes hétérodoxes notamment, ce sont des politiques économiques radicalement différentes de celles menées aujourd’hui.


Alors selon le niveau de rejet de la pensée unique ou le degré d’agacement de la personne qui est en face de toi, elle te reprochera d’être tantôt néolibéral ou ultralibéral, franchement peu importe, tu adhères à cette pensée ultradominante ou unique, voilà la ligne qui mérite une réelle démarcation.

 

 

Deuxièmement, il est difficile de nier que les travaux des économistes néoclassiques, ou plus globalement orthodoxes, ont constitué et constituent la principale source d’inspiration de cette pensée unique (et l’économie publique n’échappe pas à la règle). Et si être de gauche c’est être contre cette pensée unique (et pas simplement voter pour le PS), alors je pense aussi effectivement, comme Gilles, qu’un économiste orthodoxe ne peut pas être de gauche (ou alors il renie ses travaux).

 

 

Troisièmement, sur les théories orthodoxes et la théorie néoclassique, tu essaies d’expliquer qu’elles peuvent être très éloignées, tout en écrivant : « Plus précisément, l'économie orthodoxe inclut des fondements néoclassiques mais ne se réduit pas à ça, loin de là ! ». On est donc d’accord, la théorie orthodoxe est dans ses fondements néoclassiques. Après on peut rajouter là-dessus quelques hypothèses non néoclassiques, au final le tout change si peu que pas et se fond parfaitement bien dans ce que j’appelle depuis tout à l’heure la pensée unique.

 

 

Enfin, lire que l’économie de l’information et l’économie comportementale étaient des théories hétérodoxes m’agace profondément. L’économie hétérodoxe ce n’est pas n’importe quoi, ni un ramassis de bouts de théories minoritaires ou originales. Une théorie hétérodoxe c’est une théorie économique globale qui explique le fonctionnement de l’économie d’une manière radicalement différente de la théorie néoclassique. Et j’ai hâte de voir des modèles orthodoxes s’enrichir du principe de la demande effective telle que la définit Marc Lavoie au début de son livre l’économie postkeynésienne.

 

 

 

* Je ne précise pas d'avantage ce concept de « pensée unique », parce que cela prendrait au moins un billet à lui tout seul, et que je pense qu'il parle relativement bien aux gens. Mais si certains le demandent, j’essaierais d’écrire un billet dessus ou d’indiquer quelques liens.

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Published by Ette Rodox - dans Divers
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commentaires

surmely alain 08/05/2010 23:52


« Les caisses de l’Etat sont vides » : voyons d’un peu plus près ce qui signifie (et cache) cette affirmation.


I) Le coût de la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers + l’injustice fiscale = 190 Milliards d’euros de manque à gagner par an


-Le montant de la dette publique publique était,suivant des sources fiables,à la fin de l’année 2009 de 1489 milliards d’euros,soit 77,6 % du PIB(soit les 3 /4 des richesses produites annuellement
par la France).Depuis 1980 l’Etat français a versé aux marchés financiers plus de 1150 milliards d’euros d’intérêts et continue à verser annuellement à ces organismes financiers 50 milliards
d’euros au titre des intérêts de la dette.Ces 50 milliards correspondent à ce que l’on appelle la charge de la dette(intérêts seuls)tandis que 30 milliards sont versés au titre du capital
remboursé.La charge de la dette est le 2 ème poste budgétaire de l’Etat.

-L’Etat n’étant plus autorisé depuis 1973 à emprunter auprès de la banque de France,bien qu’elle soit propriété de l’Etat,et ne pouvant pas davantage emprunter à la Banque Centrale
Européenne(depuis les accords de Maastricht de 1992)doit recourir également à des institutions privées,aux marchés financiers afin de financer ses besoins(investissements,frais de
fonctionnement..etc).Ces établissements financiers-banques,organismes de crédit-créent ou émettent alors de la monnaie et demandent à leur créancier-à savoir l’Etat français-de leur verser,en sus
du capital remboursé,des intérêts qui s’élèvent annuellement à 40 milliards d’euros(300 milliards d’intérêts annuels versés aux banques privées dans la zone euro),selon les calculs et chiffres
avancés par la très sérieuse étude dûe à André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder(La dette publique,une affaire rentable.A qui profite le système ? Ed. Yves Michel, 2008).

-C’est donc toute la collectivité domiciliée en France qui est contrainte de supporter le poids de plus en plus lourd de cette dette,à payer les frais liés à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des
marchés financiers.Le coût de cette dépendance s’élève annuellement à 90 milliards d’euros,l’Etat français ayant perdu le monopole(droit régalien par excellence)de l’émission monétaire,ce rôle
étant dévolu à des institutions privées(pour l’essentiel)et l’Etat ne pouvant emprunter ni auprès de la banque de France ni auprès de la BCE les traités européens l’interdisant expressément.

-A cette dépendance vis-à-vis des marchés financiers il faut ajouter un ensemble de mesures ou pratiques dûes à des particuliers ou sociétés privées qui relèvent de l’injustice fiscale.Ainsi,on
estime(là encore nous en sommes réduits à des estimations mais les ordres de grandeur restent tout-à-fait significatifs)à 50 milliards d’euros le manque à gagner dû à l’évasion fiscale(pour
échapper au fisc,à l’impôt)chaque année.Les niches fiscales(un ensemble de dispositions qui relèvent presque toutes de l’inéquité quand ce n’est pas l’injustice la plus inadmissible)représentent,à
ce jour,un manque à gagner,pour l’Etat,de 50 milliards d’euros par an.Le « bouclier fiscal »,contrairement à certaines idées reçues,ne fait perdre à l’Etat, « que » 600 millions d’euros par an.Mais
la symbolique dont il est porteur est très significative :l’Etat envoie des chèques aux montants non dérisoires,au nom du Trésor Public,à des gens déjà très riches.


II) Mettre fin à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers + mettre fin aux privilèges fiscaux = dette publique réglée en un peu plus de 5 ans malgré une conjoncture économique
défavorable


L’ensemble des dispositions-datant pour certaines des années 1970-et contraintes détaillées ci-dessus permettent d’estimer à 190 milliards annuels le manque à gagner,pour les finances publiques
:dépendance vis-à-vis des marchés financiers pour moitié,l’autre moitié étant imputable à l’inégalité des Français devant l’impôt ou,si l’on préfère,à l’injustice fiscale.On peut pourtant estimer à
environ cinq ans le temps nécessaire à l’Etat français pour régler la question de la dette publique.Pour ce faire,l’Etat doit tout d’abord reprendre le contrôle de l’émission monétaire-via la
nationalisation des banques/organismes de crédit et la remise en cause des traités européens-afin de s’affranchir des marchés financiers.Les marchés financiers sont en train d’étrangler l’Etat
français(ainsi que d’autres Etats)au moyen de l’explosion de la dette publique.Ensuite,il convient que l’Etat français mette un terme à ce que l’on peut appeler des privilèges fiscaux.Ces
privilèges fiscaux sont,certes,un forme efficace de clientélisme électoral et une excellente méthode pédagogique inculquant l’incivisme comme la haine de l’intérêt général et de la patrie mais ils
font désormais courir à la France des risques qu’il conviendrait de ne plus dissimuler à la population.En effet,le manque à gagner,que l’on peut estimer globalement à 200 milliards par
an,actuellement supporté par l’ensemble de la population(sans-papiers compris)a fait exploser la dette publique et sa croissance est continue.Les efforts demandés à la population,encore
récemment,ne suffiront pas à enrayer la croissance de cette dette.Il n’y aura pas le compte.Donc,il est prévu d’allonger la durée du travail,c’est-à-dire la durée des cotisations retraite,en
repoussant l’âge de départ à la retraite,les salaires des fonctionnaires resteront bloqués,l’emploi sera davantage précarisé afin de satisfaire les exigences des entreprises elles-mêmes dépendant
des établissements financiers auxquels elles versent des intérêts,l’ensemble des dépenses publiques seront encore diminuées(baisse des crédits pour l’éducation,la recherche,vente du patrimoine de
l’Etat ..etc) car rendues responsables de la dette publique.Les dépenses publiques viennent d’ailleurs d’être gelées jusqu’en 2013.Il n’y aura toujours pas le compte étant entendu que la
croissance,suivant les anticipations/estimations produites par des organismes tels que l’OCDE,sera presque nulle.Ansi,il sera nécessaire de faire appel au Dr Strauss-Khan qui,comme chacun sait
désormais,est un expert pour appliquer la méthode du garrot.



Un citoyen français qui a pris quelques heures pour voir d’un peu plus près ce que l’on entendait par « dette publique » et les moyens permettant de la régler à moins que la disparition de l’Etat
ne soit déjà programmée.


VilCoyote 07/02/2010 17:49


(Ah et, j'oubliais... ce n'était pas à vous que je pensais en écrivant "abruti". Vous êtes trop insignifiant pour me venir à l'esprit spontanément. Mais merci de vous être auto-désigné à juste
titre).


Ette Rodox 07/02/2010 20:25


Aah, bien envoyée celle-là !


VilCoyote 07/02/2010 17:42


Tiens, c'est marrant que vous vous soyez senti directement senti visé par le "abruti". Vous n'avez manifestement pas eu tort, ceci dit, au vu de ce qui s'est dit ici.
Allez, je vous laisse éveiller les consciences et vous rebeller courageusement contre cette institution autiste et zélée qu'est l'Orthodoxie économiciste.
Juste une petite question, curiosité scientifique (ça me fascine les gens qui arrivent si "haut" en ayant manifestement si peu compris mais en étant néanmoins persuadé de détenir la vérité): c'est
quoi votre sujet de thèse ? N'oubliez pas de m'inviter à la soutenance (si vous y êtes autorisé un jour par un de ces bâtards d'orthodoxes zélés).
Pas cordialement (parce que bon, la politesse hypocrite, c'est pas ma tasse de thé).


Ette Rodox 07/02/2010 20:24


Vous ne m'en voudrez pas jspr de ne point vous répondre.


Yannick 06/02/2010 12:35


Bon, je crois que la discussion est close. Effectivement, si tu sais déjà ce qui est vrai ou ce qui est faux avant de faire de la science, inutile de faire de la science.

J'espère qu'un jour, tu accepteras de regarder ce qu'on fait avec un peu moins de mauvaise foi. En attendant, face à quelqu'un d'aussi borné, je n'ai plus aucun recours pour t'empêcher de débiter
des âneries toutes plus grosses les unes que les autres au sujet de l'économie orthodoxe, dont tu ne connais pas grand chose apparemment et, pire, dont tu ne veux rien apprendre, persuadé que tu es
de tout savoir.

C'est quand même bizarre, comment se fait-il qu'autant d'économistes adhèrent à ces théories que tu décris comme étant absurdes ? Ah pardon, ils sont tous cons et prétentieux, et en plus on leur a
lavé le cerveau. Heureusement qu'il y a quelques hétérodoxes qui ont réussi à échapper à ce complot infernal.

Allez, je retourne à mes recherches d'abruti orthodoxe. Ayant perdu tout sens critique pendant mes études, je travaille maintenant sur des théories absurdes.


Ette Rodox 07/02/2010 20:23


Réponse vraiment facile, qui d'ailleurs n'en ai pas vraiment une puisqu'elle ne reprend aucun des points soulevés dans mes commentaires. Jspr qu'un jour tu arrêteras de m'opposer la mauvaise fois à
chacun de mes arguments. Pas besoin non plus de caricaturer ma vision des économistes orthodoxes, j'ai déjà suffisamment de reproches à leur faire comme ça.

Pourquoi autant d'économistes adhèrent à ce genre de théories ? Pourquoi autant d'économistes pensent par exemple que l'augmentation du chômage en période de crises provient du désir des ménages de
moins travailler ? Je pense avoir donné qq éléments de réponses dans mes précédents billets. Et je te rappelle que dans l'histoire de la pensée économique, de nombreuses théories qu'une majorité
d'économistes pensaient vraies, passent aujourd'hui pour absurdes (la loi d'airain des salaires par exemple). D'ailleurs être néoclassique, n'est-ce pas penser que sur un certain nombre de points
les économistes classiques ont fait fausse route tout au long du XIXe siècle? Eh bien c'est la même chose pour les néoclassiques et les hétérodoxes.


Yannick 03/02/2010 19:13


Juste une chose : si tu évalues les modèles et les études empiriques par rapport à leurs conclusions, tu es dans une démarche dogmatique : d'après toi, un bon modèle est un modèle qui aboutit à ce
que tu penses être vrai. Dans ce cas, à quoi sert la science, si tu sais déjà ce qui est vrai. Excuse-nous, nous les bêtes économistes orthodoxes, on se pose des questions et on cherche à y
répondre sans a priori. On ne rejette pas une conclusion sous prétexte qu'on ne l'aime pas et on essaie d'éviter d'avoir des préjugés (même si c'est pas toujours facile). Tu as décidé que le
chômage était dû à une faiblesse de la demande et donc tout article qui ne va pas dans ton sens est forcément faux.

Un modèle où les facteurs de production ne sont pas rémunérés à leur productivité marginale : facile, on fait ça en première année d'économie. Il suffit d'intégrer du pouvoir de marché (entreprise
en oligopsone par exemple).

Les modèles où les variations de la demande affectent l'économie, je t'en ai envoyé un l'autre jour. Mais sinon tu trouveras ton bonheur dans un bon bouquin de macro comme "dynamique économique de
G Abraham Frois".

Un modèle où l'épargne n'est pas égale à l'investissement, ça va être difficile puisque c'est une identité comptable !
http://economibasic.blogspot.com/2009/11/lidentite-nationale-non-si-puo-avere-la.html

Monnaie endogène, j'en ai trouvé un en moins de deux minutes : http://www.nber.org/papers/w1175

Ceci dit, c'est assez amusant parce que tu me demandes de trouver des articles qui CONCLUENT que l'explication que tu aimes bien est vraie. Or, s'il n'y a pas d'article qui conclut que la demande
affecte la croissance de long terme, c'est peut-être tout simplement parce que c'est faux !

En revanche, si tu me cites une HYPOTHESE qui te paraît irréaliste, je te trouve immédiatement des articles qui lèvent cette hypothèse (bien qu'à mon avis, ce ne soit pas toujours pertinent :
http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/pourquoi-les-economistes-utilisent-ils.html)

Petite précision, pour le résultat absurde "57% des chômeurs", il s'agit de "57% du non-emploi", ce qui est très différent.


Ette Rodox 04/02/2010 18:18



Oh pardon j’avais oublié le goût prononcé des économistes orthodoxes pour la recherche implacable de la vérité, pour la véritable science, qui les a conduits (par exemple, mais au milieu de 10
000 autres) à donner le prix Nobel d’économie en 2004 à Kydland et Prescott pour avoir notamment expliqué fort astucieusement que l’augmentation du chômage pendant les périodes de crises avait
pour origine le désir des ménages de moins travailler, afin de maximiser leur utilité intertemporelle. Et moi pauvre ignare bourré de préjugés, je rejette cette conclusion parce que.. parce que..
je ne l’aime pas bien évidemment !!! Et les autres théories des crises, et les théories du chômage, et celles de la croissance, de Solow à Romer, toutes aussi absurdes, pareil tu as bien
compris je les rejette parce qu’elles sont contre mes préjugés !!!


 


Si je prétends par exemple, au milieu de mes délires paranoïaques contre les économistes orthodoxes, que la forte croissance et l’absence de crises de surproduction durant les 30 glorieuses
s’expliquent par le système de régulation de l’époque qui a permis à la demande de croître au rythme de l’offre, ce qu’avait été incapable de mettre en place les économies tout au long du XIXe
siècle et de la première moitié du XXe siècle, elle est complètement conne cette idée ?? D’avantage que celle des cycles réels ?? Peut-être mériterait-elle au moins une once d’attention, non ?
Est-elle évoquée dans 1 des 653 pages du livre de « dynamique économique » de cet Abraham Frois, qui doit être je suis sûr également un grand homme de science, sans préjugés, féru de pluralisme
et de vérité ?????? Eh bien surprise : NON !!!!! Incroyable qu’un bouquin sur le sujet n’évoque même pas cette possibilité, non ?? Mais c’est moi qui suit bourré de préjugés, fermé à tout
ce qui n’abonde pas dans mon sens bien entendu !! Par contre la théorie de Kydland et Prescott, ses dérivés (et autres débilités en tout genre) sont abondamment traités !! Théorie pour laquelle
l’auteur semble d’ailleurs avoir du mal à cacher un soupçon d’admiration, pour sa capacité notamment « assez impressionnante » à reproduire certains faits ! Impressionnant probablement
le mot qui convient le mieux !


 


Et tu pensais que j’allais trouver mon « bonheur dans [ce] bon bouquin de macro » !! Et c’est moi qui refuse de connaître et de m’intéresser à la théorie néoclassique, me contentant
sournoisement de vilipender ces adeptes, par ignorance méchanceté et manichéisme !!!! Mais jamais je n’aurais osé (me) conseiller un tel bouquin prétendant y trouver mon bonheur, si je
connaissais rien qu’un soupçon de ma manière de concevoir l’économie !!!!!


 


L’exemple du pouvoir de marché est mal choisi, puisque la tarification au coût marginal reste fondamentalement la norme (et disparaît d’ailleurs dès que le pouvoir de marché disparaît), le prix
ne font juste que s’éloigner de cette référence-là.


 


L’article que tu m’as envoyé l’autre jour, c’était fort sympathique à toi. Mais quand même.. Déjà l’auteur commence par définir un chômage d’équilibre en l’expliquant par le fait que les
recruteurs (chargés donc d’employer des chômeurs) sont à un certain niveau tellement occupés à s’auto-recruter entre eux qu’ils n’ont plus le temps de recruter de chômeurs.. D’où du chômage !! Et
là pour le coup, contrairement à ce que tu affirmes, peu importe que les conclusions me plaisent, je trouve ce modèle des plus absurdes ! (idem pour celui de Romer par exemple)


 


Pour l’épargne et l’investissement, j’espère que tu ne parles pas d’une égalité épargne investissement ex ante.


 


L’article du NBER je ne peux pas le consulter, mais la lecture du résumé ne m’incite pas à l’optimisme !


 


 


Quant à la dernière phrase, oui ma langue a (juste) fourché, c’est 57% des personnes en non-emploi, pas des chômeurs, ce qui ne rend pas le chiffre plus crédible, comme j’en parle dans le billet
suivant :


http://des-economistes-et-des-hommes.over-blog.com/article-une-decomposition-du-non-emploi-en-france-39974930.html