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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 15:42

 

Bonjour à tous, pour cause de périple lointain je m’absente pendant une quinzaine de jours et bloque donc à nouveau les commentaires, auxquels je ne pourrais pas répondre.

 

En attendant la suite, je vous propose un petit résumé des points de vues défendus dans ce blog au cours de son premier mois d'existence :

 

1/ La théorie néoclassique, théorie ultra-dominante en économie actuellement, constitue une très très mauvaise représentation de la réalité (qu’elle peine d’ailleurs grandement à expliquer).

 

2/ Cette mauvaise représentation de la réalité conduit les économistes à prodiguer, en toute bonne foi, de mauvais conseils aux gouvernements.

 

3/ Ces mauvais conseils expliquent la persistance d’une situation économique et sociale exécrable en Europe et dans le reste du monde, terreau de milles autres maux.

 

4/ Malgré cela, pour différentes raisons (grosso modo les mêmes que celles évoquées 70 ans plus tôt par Keynes concernant le succès de la théorie Ricardienne, cf. « passage du Keynes sur les raisons du succès des théories orthodoxes ») la théorie néoclassique demeure plus que jamais dominante dans le monde de la recherche.

 

5/ En termes de politiques économiques, deux points cruciaux empêchent les économistes néoclassiques de prodiguer de bons conseils aux gouvernements :

- ils négligent l’importance de la demande

- ils ne s’intéressent pas aux effets déstabilisateurs sur l’économie d’une monnaie dont l’existence ne repose que sur l’endettement des agents.

 

6/ Lorsqu’un de ses deux verrous a sauté (celui de la demande), l’Europe a connu sa plus longue période de prospérité et de plein-emploi (les 30 glorieuses). Si l’on parvient à faire sauter les deux, la résolution du problème économique (et tous les problèmes attenants) pourrait se révéler beaucoup plus simple que ce que deux siècles de déboires économiques et sociaux et de mauvaises pistes suivies pourraient le laisser penser.

 

Tout cela appelle deux remarques en guise de conclusion :

 

- il faut garder espoir en l’avenir car le développement d’un monde juste, viable et vivable ne tient probablement qu’à une modification des politiques économiques et monétaires conduites par les gouvernements.

 

- chaque souffrance ou décès dû directement ou indirectement aux conditions économiques et sociales déplorables du monde actuel ne résulte d’aucune loi économique sacrée et inéluctable comme voudraient nous le faire croire certains économistes, mais constitue juste un énorme gâchis, dont les économistes sont les ingénus et irresponsables complices.

 

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Published by Ette Rodox - dans Divers
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