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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 10:08

 

Dernier billet (du moins pour le moment) sur ces histoires d’économie de troc et d’économie monétaire (il était temps parce qu’elles ont fait fuir en 15 jours la moitié des visiteurs du blog !! )

 

Poursuivons donc un peu l’analyse du billet précédent en imaginant maintenant que les deux propriétaires souhaitent épargner une partie de leur revenu. Supposons qu’ils épargnent 5 € chacun et qu’ils placent ces 5 € sur les marchés financiers.

 

Dans ce cas, s’il n’y a pas de nouveaux investissements, l’économie sera confrontée à un nouveau risque de surproduction, puisque la demande sera de 190 €, tandis que l’offre sera de 200 € (cf. schéma ci-dessous)

 

 

6.1

 

En supposant que l’Etat veuille à nouveau empêcher une crise et le développement du chômage, que va-t-il faire ?

 

Il va emprunter les 10 € nécessaires pour éviter que cette surproduction se produise. Ces 10 €, il peut les emprunter soit sur les marchés financiers soit auprès d’une banque. Les taux proposés par les marchés financiers étant souvent plus faibles, on suppose que l’Etat s’endette auprès des marchés financiers.

 

L’Etat est dès lors endetté de 50 €, tandis que la richesse des propriétaires s’accroit. Ils ont perçu 20 € de profits chacun et ont un placement de 5 € chacun sur les marchés financiers.

 

 

6.2

 

Et si on suppose maintenant que l’Etat paye un intérêt sur sa dette. Que par exemple il paye 1 € d’intérêt sur les 50 qu’il doit rembourser, il sera à nouveau confonté au même type de dilemme :

 

  • Soit il augmente les impôts d’1 €, mais comme on l’a vu si cela fait baisser la consommation l’économie connaîtra une situation de surproduction.
  • Soit il s’endette d’1 € supplémentaire pour faire face à ses échéances.

 

 

Comme on le voit avec ces deux derniers billets, la dette de l’Etat peut très vite augmenter. Que va alors penser un observateur un brin naïf de la situation ?

 

Il va constater que la santé financière des entreprises est bonne. Elles réalisent les profits espérés.

 

Il va constater que la santé financière des plus riches est bonne. Ils ne cessent de voir leur fortune augmenter.

 

D’un autre côté, il va regarder avec consternation la dette de l’Etat, en se demandant comment est-ce que le budget public peut être si mal géré.

 

Il ne pourra donc que noter la réussite de l’individuel et l’échec du collectif (et ira voter en conséquence).

 

Tandis qu'en réalité, comme on l'a vu dans le billet précédent, les deux sont liés.

 

Et s’il est même très naïf, il pourra carrément se dire la chose suivante : il y avait 10 € sur les marchés financiers et l’Etat les a emprunté. Mais si l’Etat avait été un peu moins dépensier, il n’aurait sûrement pas eu à emprunter ces 10 € et du coup ces 10 € auraient pu profiter à une entreprise pour investir. Donc en s’endettant l’Etat a privé une entreprise de la possibilité d’investir ! La dette publique, contrairement à ce que raconte les keynésiens vieux-jeux, est donc un frein pour la croissance !

 

Mon propos n’est pas d’absoudre totalement l’Etat et ses gestionnaires des responsabilités de sa dette, ni d’encourager un endettement à outrance de l’Etat pour résoudre la crise actuelle, mais de montrer avec ce petit exemple, aussi simpliste soit-il, que :

 

La santé financière des entreprises, donc des actionnaires, etc. n’est pas à opposer aux énormes dettes des Etats, mais en sont pour beaucoup la contrepartie. Les milles et quelques milliards d’euros de la dette publique française, c’est autant d’argent qui a formé les recettes des entreprises, donc leurs profits. Sans cet argent, il y a fort à parier que les économies européennes et nord-américaines auraient connu dans les années 70 et au début des années 80 une récession très importante. Crise qui n’aurait profité à personne, et notamment pas aux directeurs d’entreprises qui auraient vu leurs ventes s’écrouler et leurs profits fondre, ni aux actionnaires qui n’auraient pas bénéficié de gros dividendes. Dans notre petit modèle, si l’Etat ne s’était pas endetté, le 2nd propriétaire par exemple n’aurait jamais pu rembourser sa dette et aurait fait faillite. Faillite qui aurait entraîné celle de la banque. Quant au 1er propriétaire, il aurait réalisé de beaucoup plus faibles profits C’est pourquoi il serait assez injuste et cruel d’entendre aujourd’hui ces propriétaires se vanter de la bonne santé de leur entreprise tout en conspuant l’Etat dépensier, gaspilleur !

 

Il faut bien concevoir ceci : dans le circuit (labyrinthe) monétaire que constituent nos économies, tout est lié. Et le revenu des uns n’est que le reflet de la dette des autres, puisqu’à l’origine toute monnaie est dette, donc tout est dette.. Ce à quoi nous assistons depuis 30 ans n’est donc pas un échec de collectif et une réussite du pure individualisme, mais essentiellement au port par la société des dettes nécessaires au non-écroulement de nos économies et à la privatisation à outrance des revenus issues de ces dettes.

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commentaires

sune 14/06/2012 16:44


J'ai eu beaucoup de plaisir à lire vos 6 billets.


L'approche très pédagogique m'a pleinement séduit.


J'ai un doctorat en Sciences de Gestion mais je m'intéresse aussi à l'économie .


Paul Valéry disait "Ce qui est simple est toujours faux mais ce qui ne l'est pas est inexpliquable"


Vous avez le mérite de trouver le juste milieu et de nous engager dans une véritable réflexion épistémologique.


Je suis actuellement en poste à Mayotte et l'illustration "des papayes et de l"ile" me convenait encore plus.


Merci de m'avoir donné le plaisir de comprendre et ce en vous lisant.


Francis Sune

Ette Rodox 25/07/2012 13:53



Merci pour votre commentaire



samuel 08/02/2011 13:19



 @ Ette


 


 Oui vous avez raison la question est surement de savoir si chaque membre du peuple français reussit quand meme a y gagner grace a un partage du travail et un partage de la richesse reelle
dont le peuple français dispose, soit en la produisant, soit en l'important.


 


 A mon avis, on assiste plutot a un moment ou ceux qui ne sont pas exposes a la concurrence des pays emergents se desolidarisent de ceux qui y sont exposes, en preferant, en tant que
consommateurs, entrepreneurs, epargnants ou detenteurs du pouvoir de creation monetaire, le "made in china" au "made in france", du simple fait que les travailleurs chinois sont moins couteux que
les trvailleurs français. Trop couteux, les travailleurs français exposes a la concurrence des pays emergents deviennent des "travailleurs inutiles" comme le dit Pierre-Noel Giraud, a qui nos
lambeaux d'Etat providence ont la charite de faire l'aumone.


 


 Tout cela est manifeste quand on s'interroge sur les consequences d'une relance de type "keynesien" ou "post keynesien" dans ce contexte. Faites credit a ces travailleurs français exposes a
la concurrence des pays emergents, et certes ils produiront de la richesse reelle, mais malheureusement pour eux aucun consommateur ne voudra acheter cette richesse car son prix comprendra le
prix trop élevé de leur travail. Finalement ils ne vendront pas leur production et ne pourront pas rembourser leur credit : le circuit vertueux de la relance "keynesienne" ou "post keynesienne"
(?) est "court-circuite". C'est ainsi peut-être qu'on peut comprendre qu'aux yeux de Jacques Sapir, en France aujourd'hui, protectionnisme douanier et politique industrielle (c'est a dire
politique de relance par le credit) ne peuvent aller l'un sans l'autre.


 


 Merci en tout cas pour l'attention que vous avez porté a mon article et la discussion que vous avez pris le temps d'avoir avec moi .


 


 Je prepare un article "la desindustrialisation de la France en quattre chiffres" qui sera une version etendue et detaillee de la reponse que je vous ai faite sur l'utilite de la balance
commerciale en volume. J'y donnerai tous les chiffres en detail ainsi que la maniere dont on calcule une balance en emplois (balance des contenus en emplois des biens echanges) a partir d'une
balance commerciale.



samuel 06/02/2011 20:01



 @ Ette


 


 Voila a mes yeux l'utilité de la balance commerciale en volume, dans le cadre d'une réflexion sur la désindustrialisation de la France.


 


 Pour commencer cette réflexion, on peut regarder d'autres chiffres :


 


  * Evolution au cours du temps, du volume réel de biens manufacturés produits en France, en pourcentage du volume réel total de biens et services produits en France. On sait que ce
pourcentage a fortement baissé au cours de 30 dernières années.


 


  * Evolution au cours du temps, du nombre d'emplois dans la branche des biens manufacturés en France, en pourcentage du nombre total d'actifs en France. On sait que ce pourcentage a lui
aussi fortement baissé lors des 30 dernières années.


 


 Ce sont les chiffres avancés par ceux qui parlent du déclin en France, de l'appareil productif et de l'emploi dans l'industrie.


 


 Ces chiffres nous disent que l'activité de production de biens manufacturés a baissé en France, mais on a besoin de la balance commerciale en volume, pour répondre a d'autres questions
importantes :


 


 * Première quuestion, cette baisse de la production de biens manufacturés, s'explique-t-elle par une mutation de nos modes de vie, qui nous conduirait a consommer moins de biens
manufacturés ? Pour répondre, on peut comparer le volume réel de notre consommation (et accumulation) de biens manufacturés, au volume réel de notre production de biens manufacturés. On connait
la production, qui est l'un des deux chiffres qu'on met habituellement en avant quand on parle de desindustrialisation. Et on sait que :


 consommation


 = production + importations - exportation


 = production - solde de la balance commerciale.


 Donc grace a la balance commerciale en volume, on peut finalement comparer la production en volume a la consommation en volume. Si la consommation a autant baissé que la production, on peut
conclure que la baisse de la production s'explique par une mutation de nos modes de vies : l'industrie est vraiment un truc has been plus de doutes. Mais si la consommation n'a pas autant baissé
que la production, la mutation du mode de vie n'est plus une explication satisfaisante.


 


 * Deuxième question, le fait de ne pas produire tout ce que nous consommons ne serait pas un probleme, si nous vendions autant de biens et services au reste du monde, que le reste du monde
nous vend de biens et services. Y-a-t-il donc réciprocité de nos échanges avec le reste du monde, ou autrement dit, vendons nous au reste du monde autant que nous lui achetons ? C'est la balance
commerciale en volume qui nous dit cela, un equilibre de cette balance indiquant qu'il y a reciprocité, et un déficit indiquant qu'il n'y a pas réciprocité. Un chiffre spectaculaire contenu dans
mon estimation de cette balance commerciale en volume, est par exemple que nous exportons vers l'Asie du Sud et du Sud Est, 28,4 milliards d'unités réelles de biens manufacturés, tandis que nous
importons de cette région du monde, 128,9 milliards d'unités réelles de biens manufacturés (sachant aussi, que nous produisons 240,4 milliards d'unités réelles de biens manufacturés). C'est quand
même une absence de réciprocité abyssale, non ?


 


 Enfin, la balance commerciale en volume est un chiffre qui peut lui-même être complété par un autre chiffre : le contenu en emplois du solde de la balance commerciale en volume. La méthode
du calcul du contenu en emplois a déjà été inventée (elle utilise des tableaux d'entree sortie, et est fondee sur les travaux de Leontief). Le contenu en emplois d'un volume de biens et services,
est le nombre d'emplois qu'il aurait fallu mobiliser dans un certain pays, comme la France, pour produire ce volume de biens et services. Tres tres tres approximativement :


 contenu en emplois


 = volume / productivité en volume, annuelle, des travailleurs.


 Le contenu en emplois du deficit commercial de la France, pour ce qui concerne les echanges de biens manufactures, est d'environ 2 millions d'emplois. Voila encore un chiffre assez
spectaculaire, aux yeux de celui qui s'interroge sur l'impact sur l'emploi de la desindustrialisation, non ?



Ette Rodox 08/02/2011 12:18



Bonjour, oui je suis d'accord avec ce que vous dîtes, la connaissance de la balance commerciale en volume permet de rendre compte de l'origine de notre désindustrialisation (simple changement du
mode de vie ou délocalisation de la production), de la réciprocité de nos échanges avec le reste du monde et du "coût" en terme d'emplois de nos déficits commerciaux (en volume).


En fait la réflexion que je m'étais faite était la suivante : après tout  le problème de l'emploi est un problème national, si on importe en volume bcp plus que ce qu'on exporte mais qu'en
valeur c'est équivalent, tant mieux! on a plus de biens avec moins d'efforts, et comme il y a moins de travail à fournir il suffit qu'on travaille tous moins. Partant de là, seule l'évolution du
taux de change, etc. peut être gênante. Mais ce n'est effectivement pas comme ça que les choses se passent, on ne partage pas le travail économisé par notre monnaie surévalué et nos prix plus
élevés, donc ce que vous dites est juste, la connaissance de la balance commerciale en volume a une utilité bcp plus large que ce à quoi j'ai pensé à premier abord !


Tenez-nous au courant de la suite de vos travaux..



samuel 04/02/2011 20:20



 @ Xavier


 


 Merci pour votre interet 


 


 Dans la version integrale de mon texte, qui est en lien dans mon message à Ette, je tente de definir precisement ce qu'est le volume reel d'une quantite de biens.


 


 Quand vous dites que le volume reel est la valeur marchande corrigee des differences de niveaux des prix d'un pays a l'autre, je suis d'accord, c'est aussi en gros ma definition d'un volume
reel, tout au moins quand les biens dont on mesure le volume réel sont produits a une meme epoque mais en des lieux differents. Si on parlait de biens produits en un meme lieu mais a des epoques
differentes, leur volume reel serait leur valeur marchande corrigee de l'inflation, c'est a dire des differences de niveaux des prix d'une epoque a une autre.


 


 Dans la terminologie des organismes de statistiques, ça donne souvent ça :


 


 * Biens produits a une meme epoque et en un meme lieu :


     -> valeur marchande = volume reel = valeur


 


 * Biens produits a des epoques differentes et en un meme lieu :


   -> valeur marchande = valeur a prix courants


   -> volume reel = valeur a prix constants


 


 * Biens produits a une meme epoque et en des lieux differents :


    -> valeur marchande = valeur a taux de change courants


    -> volume reel = valeur a parites de pouvoir d'achat courantes


 


  * Biens produits a des epoques differentes et en des lieux differents :


     -> valeur marchande = valeur a prix et taux de change courants


     -> volume reel = valeur a prix et parites de pouvoir d'achat constants


 



Ette Rodox 06/02/2011 18:29



@Samuel


Bonjour, alors pour votre première question, je dirais que pour tous les courants économiques la rareté d'un bien tend à la rendre plus cher. Et c'est justement pour cela que les keynésiens (qui
craignent surtout le chômage) veulent une monnaie abondante, pour rendre son accès peu coûteux et stimuler l'investissement et la production, tandis que les monétaristes (qui craignent surtout
l'inflation) veulent une monnaie plus rare donc plus chère. La différence ne porte pas tant sur la notion de rareté que sur la question de savoir s'il faut rendre la monnaie plus ou moins rare.


Concernant votre article, je dirais :


1/ Que j'ai trouvé cette notion de balance commerciale en volume très intéressante (surtout que j'ai regardé vite fait sur internet et j'ai l'impression que pas grand monde se s'était posé cette
question avant, mais à revérifier)


2/ Sur la définition de balance commerciale en volume, je suis d'accord avec vous et Xavier, on pourrait dire qu'elle correspond à la balance en valeur corrigée de la sous évaluation des monnaies
et du niveau des prix dans les pays concernés. Et effectivement, si une chaussure produite en Chine nécessite 1 salarié payé 1 yuan, que la même chaussure fabriquée en France nécessite 1 salarié
aussi, mais payé 10 euros, et qu'en plus 1 euro = 10 yuans, alors :


si la france importe 100 chaussures chinoises, ca lui coûtera 100 yuans, soit 10 euros.


et si elle exporte 1 chaussure française en Chine (parce qu'un Chinois veut frimer avec une chaussure made in france même si elle coûte 100 fois plus chère), ca lui rapportera 10 euros.


Donc balance commerciale équilibrée en valeur, mais en volume la france importe 100 fois plus que ce qu'elle produit, ce qui représente son réel niveau de désindustrialisation.


3/ Je suis d'accord avec vous pour dire aussi que votre calcul pourrait être amélioré en prenant en compte les différents prix des biens produits, etc.


4/ Le plus important, quel peut être l'utilité de ce calcul ? Car si vous arrivez à démontrer qu'il est vraiment utile alors effectivement ce type de calcul pourrait avoir un bel avenir ! (je ne
sais pas si ça existe, mais on pourrait calculer dans la même idée un ratio pour chaque pays de dépendance agricole, de dépendance industrielle, de dépendance quant aux services..). Sur l'utilité
du calacul je me fais ces différentes remarques. Dans une économie monétaire le plus important à mon avis reste la balance en valeur, qui vous dit si au terme de vos échanges vous allez devoir
qqc à votre voisin ou pas. En fait votre calcul de balance en volume pourrait être intéressant je me dis dans la mesure où il pourrait aider à mieux comprendre l'évolution de la balance en valeur
d'un pays suite à une modification du taux change ou des niveaux des prix dans les différents pays. En effet on verrait bien alors que si la yuan remontait, certes on achèterait peut-être un peu
moins de biens chinois parce qu'ils seraient plus chers, mais n'ayant plus les indutrices pour produire ces biens, il faudrait quand même qu'on les importe et ça aggraverait ainsi la balance
commerciale de tant. Là pourrait résider un aspect intéressant de ce calcul de balance commerciale en volume. Et après ma deuxième remarque est que je me demande s'il n'y a pas moyen quand meme
de trouver la quantité de biens produits en france et importés sans avoir à faire ces calculs ce qui permettrait d'avoir un indice plus proche de la réalité des choses. Peut-être en cherchant les
données secteur industriel par secteur industriel, avez-vous essayé?


Donc (en résumé !), je dirais de mon humble avis que :


- si des indices du genre n'existent pas, il serait effecitvement intéressant d'en créer, comme estimation de la désindustrialisation certes, mais aussi parce qu'ils permettraient d'évaluer
l'évolution des balances commerciales en valeur en cas de modifications des prix, des taux de change.


- il faudrait essayer de voir s'il n'y a pas moyen de faire une recherche de données plus poussée.


Dans ce cas y aurait surement un bon truc à creuser, si vous le voulez bien tenez moi au courant !



xavier 04/02/2011 14:53



@Samuel


Très intéressant, bien que je puisse avoir du mal à donner
intuitivement du sens à la notion de balance commerciale en volume.


Suis-je à côté de la plaque si je considère que la
balance en volume correspond à la balance en valeur corrigée de la sous évaluation ou sur évaluation des monnaies (sur ou sous évaluation jugée au regard d’un objectif de parité de pouvoir
d’achat) ?